Notre but essentiel de visite sur la côte EST était LINDOS (à 56 kms de Rhodes) ; nous n'avons donc pas visité KALLITHEA ou les sept sources, et ne sommes restés que peu de temps sur les plages . Savez-vous que le colosse de Rhodes a été sculpté par un artiste de Lindos, monsieur Haris ?
Départ donc pour LINDOS ; la route jusque là nous a semblé sans grand intérêt hormis l'accès possible à une des plages. La très grande surprise (désagréable) : en cette fin Octobre LINDOS était envahie par les groupes de touristes : au moins une dizaine de cars garés sur la route en haut du village et énormément de piètons et de voitures sur la petite route qui descend vers la plage et le village. Nous nous garons donc en haut à l'abri des cars et nous descendons vers le village en évitant les voitures et les bus qui montent et descendent. Les rues principales du village ne sont qu'une succession de boutiques ou cafés/restaurants et grouillent de monde. Et nous sommes le 26 octobre, comment est-ce en Août ?
Point agréable, la plupart des gens restent
concentrés devant les boutiques et donc les ruelles sans
commerce sont quasi désertes ; ainsi de la rue qui monte
à droite vers la Poste où nous nous rendrons pour
acheter des timbres. Promenade agréable dans les ruelles
(à gauche une photo prise dans les années 70), mais
j'ai franchement une sensation de déja vu, en particulier dans
les villages des Cyclades ; ensuite descente vers la foule et nous
nous dirigeons à l'estime vers la forteresse : on cherche des
rues qui montent. Ce ne doit pas être aussi facile que
ça parait puisque nous entendons des français dire
qu'ils cherchent leur chemin depuis un moment. Ce qui est très
désagréable c'est que les rues pour y aller sont
surpeuplées. Donc pour aller vers la forteresse, plus il y a
de monde et de boutiques et plus vous approchez. Nous trouvons le
chemin qui monte vers l'acropole et qui offre à gauche en
montant une vue superbe sur le village, et à droite sur une
succession de nappes, napperons et autres babioles proposées
par ces dames . je n'en avais jamais vu une telle collection sur une
aussi courte distance, on est proche du harcélement
!

En arrivant en haut du chemin vue superbe sur la
plage, la mer et les ânes qui montent et descendent les
touristes fatigués. Il reste à monter le dernier
escalier des chevaliers qui démarre devant la fameuse proue de
goelette sculptée dans la roche en 170 av JC en hommage au
navigateur Agésandre (je l'ai lu dans un livre). Un dernier
effort et on se retrouve en haut de l'acropole.
Deuxième surprise (agréable) : il fait très chaud, sans doute au moins 25 à l'ombre et la promenade se révèle fatigante, d'autant qu'il y a du monde là-haut. Ballade pour contempler les vestiges mélangés du château des chevaliers et du temple d' Athéna. Vues superbes sur le village, la mer, les plages, en particulier la plage de St Paul, petite baie presque fermée.

Plus tard re-descente vers le village et déjeuner dans une des nombreuses tavernes qui possédent plusieurs terrasses. Puis viste de l'église avec ses murs couverts de fresques et son sol fomé de petits galets noir et blanc disposés en zig-zag.
Descente vers la plage où il y a encore du
monde. Ne vous faites pas d'illusions, ce n'est pas une petite crique
sauvage mais une plage couverte de parasols et matelas, d'où
on a une belle vue sur le village et l'acropole. Nous n'avons pas
trouvé la maison de David Gimour, mais un café
diffusait un air des Pink Floyd.
Mon conseil : n'allez pas à Lindos en saison car la
surpopulation doit gâcher la visite de l'acropole. Mais en
octobre la visite vaut la peine que vous aurez en montant la pente et
en vous frayant un passage dans les ruelles surpeuplées. Quant
au village à vous de juger : si vous avez déja vu bon
nombre de villages de ce type, en particulier dans les Cyclades, ce
ne sera pas une découverte.
Nous poursuivons ensite notre route jusqu'à
GENNADI. Changement de décor : une immense plage de graviers
ou galets, quasi déserte. Les touristes en cars
s'arrêtent à Lindos, et tout le reste au sud est pour
vous.
Pour notre part nous ne descendrons pas plus au sud.